Au cœur de l'empire de surveillance de James Dolan : traquer critiques, fans et autres dans les salles MSG
Un nouveau rapport révèle les opérations de surveillance étendues orchestrées par **James Dolan**, propriétaire de **Madison Square Garden (MSG)**. L'enquête révèle le suivi d'individus, dont une femme transgenre, des critiques et même un policier, soulevant de sérieuses préoccupations en matière de vie privée.
# Au cœur de l'empire de surveillance de James Dolan : traquer critiques, fans et autres dans les salles MSG
**James Dolan**, propriétaire des **New York Knicks** et du **Madison Square Garden (MSG)**, est depuis longtemps connu pour son style de gestion, disons, *assertif*. Cependant, une enquête récente révèle un aspect beaucoup plus préoccupant de son contrôle : une opération de surveillance tentaculaire menée dans ses salles.
## Traque obsessionnelle au MSG
Selon un rapport de *WIRED*, les forces de sécurité du **MSG** ont traqué obsessionnellement **Nina Richards**, une femme transgenre, pendant deux ans, surveillant méticuleusement ses déplacements dans la salle. Cela incluait le suivi de ses déplacements lorsqu'elle s'asseyait, commandait des boissons, utilisait les toilettes et prenait les ascenseurs. *WIRED* utilise un pseudonyme pour protéger sa vie privée.

Ce n'est pas un incident isolé. Des rapports font état depuis 2018 de l'utilisation par le **MSG** de la technologie de reconnaissance faciale. Dolan aurait tenu des listes de surveillance de fans critiques de sa gestion. Dans un cas, un graphiste a été interdit d'un concert pour avoir précédemment vendu des t-shirts avec le slogan "Ban Dolan". Des avocats ont également été exclus, et même une mère de Girl Scout a été empêchée d'assister à un spectacle au **Radio City Music Hall** parce que sa collègue avait déplu à Dolan.
## L'étendue de la surveillance
Un procès intenté en 2025 par un ancien membre de l'équipe de sécurité du **MSG** a mis en lumière l'étendue de ces opérations. L'enquête de *WIRED* a en outre révélé que la surveillance biométrique de Dolan est si omniprésente qu'une photo d'un policier de **New York City** a été ajoutée à une base de données de reconnaissance faciale, et qu'un enfant a déclenché une alerte dans l'une des propriétés de Dolan. Le personnel de sécurité patrouillerait même dans le quartier et surveillerait les manifestants, qu'ils entrent ou non dans une salle appartenant à Dolan.

## Paranoïa et peur
*WIRED* s'est entretenu avec sept employés actuels et anciens du service de sécurité de Dolan et a examiné des rapports internes et des messages de groupe **Signal**. Les sources décrivent une atmosphère de paranoïa, avec d'anciens joueurs des **Knicks** s'avertissant mutuellement des pièces espionnées et des employés craignant la surveillance dans les bars locaux. Un membre actuel de l'équipe de sécurité a déclaré que les employés ont peur de regarder Dolan, surnommé "Executive One".
## La réponse du MSG
**MSG Entertainment** a refusé de commenter spécifiquement le reportage de *WIRED*. Un porte-parole a publié une déclaration affirmant que l'histoire est basée sur des "allégations fausses, trompeuses et non vérifiées" et qu'ils évaluent des options juridiques contre *WIRED*.
## Une tendance inquiétante
Bien que la controverse ne soit pas nouvelle dans le sport professionnel, les actions de Dolan représentent une tendance potentiellement plus alarmante. Les entreprises collectent de plus en plus d'énormes quantités de données personnelles, et les dirigeants emploient des agents privés et d'anciens agents de renseignement. L'entreprise de surveillance de Dolan démontre comment, avec des ressources suffisantes, un individu puissant peut créer son propre "État profond".