Bypass de vérification d'âge et piratage de firmware de disque dur : un aperçu des nouvelles préoccupations de sécurité
Des discussions récentes mettent en lumière des vulnérabilités dans les systèmes de vérification d'âge sur caméra, suggérant qu'ils visent davantage la désanonymisation que de véritables contrôles d'âge. Parallèlement, les chercheurs explorent le domaine souvent négligé du firmware des disques durs, découvrant des portes dérobées potentielles et des commandes spécifiques aux fabricants.
Le contenu original est principalement une section de commentaires d'un article de blog sur schneier.com. Bien qu'il n'y ait pas d'article central, les commentaires abordent deux sujets principaux :
### Contournement de la vérification d'âge sur caméra
Plusieurs commentaires abordent l'inefficacité et les motivations potentielles derrière les contrôles de vérification d'âge sur caméra. Un commentateur, K.S., suggère que ces contrôles visent principalement à désanonymiser les utilisateurs et à permettre aux gouvernements de restreindre l'accès aux plateformes en ligne. La facilité avec laquelle ces contrôles peuvent être contournés soulève des questions sur leur véritable objectif.
### Piratage du firmware des disques durs
Un fil de discussion distinct, initié par "sweet tasty brain drippings", se concentre sur l'ingénierie inverse du firmware des disques durs. Le commentateur renvoie à un [article de Hackaday](https://hackaday.com/2026/05/15/hacking-hard-drive-firmware/) détaillant les efforts visant à modifier le firmware des disques durs à des fins non conventionnelles, telles que l'exploitation de **Xbox 360s**.
L'analyse révèle l'existence de commandes de fabricant cachées (backdoor vendor commands) et de connexions à des ports RS-232 de diagnostic sur certains disques. Les dumps de firmware obtenus à l'aide d'un outil de récupération de données **PC-3000** ont fourni des informations précieuses. Le commentateur mentionne également que l'accès au firmware via **JTAG** est une autre voie d'exploration.
**Clive Robinson** ajoute une perspective technique, notant la puissance de calcul significative des microcontrôleurs de disques durs, dépassant parfois celle du CPU de la carte mère. Il décrit avoir rencontré plusieurs CPU **ARM** au sein d'un seul microcontrôleur, ainsi qu'un code complexe, potentiellement obfusqué délibérément. Robinson conseille la prudence lors de la manipulation du firmware des disques durs en raison de la complexité et du potentiel de comportement inattendu.
### Preuves à divulgation nulle de connaissance (Zero-Knowledge Proofs)
Clive Robinson fait également référence à un article sur les preuves à divulgation nulle de connaissance :
[https://eprint.iacr.org/2025/1296](https://eprint.iacr.org/2025/1296)
> **Gödel en cryptographie : Preuves à divulgation nulle de connaissance efficaces pour NP sans interaction, sans configuration et avec une solidité parfaite**
> Rahul Ilango, Massachusetts Institute of Technology.
> "*Une preuve à divulgation nulle de connaissance démontre qu'un fait (comme qu'un puzzle Sudoku a une solution) est vrai tout en, de manière contre-intuitive, ne révélant rien d'autre (comme quelle est la solution réelle). Cette garantie remarquable est extrêmement utile dans les applications cryptographiques, mais elle a un coût. Un résultat d'impossibilité classique de Goldreich et Oren [J. Cryptol. '94] montre que les preuves à divulgation nulle de connaissance doivent nécessairement sacrifier des propriétés fondamentales des preuves mathématiques traditionnelles – à savoir la solidité parfaite (qu'aucune preuve d'une fausse déclaration n'existe) et la non-interactivité (qu'une preuve puisse être transmise en un seul message).*
>
> *Contrairement à cette impossibilité, nous montrons que la divulgation nulle de connaissance avec une solidité parfaite et sans interaction est effectivement possible. Nous le faisons en définissant et en construisant une nouvelle relaxation puissante de la divulgation nulle de connaissance. Intuitivement, alors que la définition classique de la divulgation nulle de connaissance exige qu'un objet appelé simulateur existe réellement, notre nouvelle définition exige seulement qu'on ne puisse exclure qu'un simulateur existe (dans un sens logique particulier). En utilisant cela, nous montrons que **toute propriété de sécurité falsifiable de la divulgation nulle de connaissance (classique) peut être atteinte sans interaction, sans configuration et avec une solidité parfaite.** Cela nous permet de supprimer l'interaction et la configuration de la divulgation nulle de connaissance (classique) dans pratiquement toutes ses applications dans la littérature, au coût relativement modéré que de telles applications ont désormais une sécurité "basée sur des jeux" au lieu de "basée sur la simulation".*"
Robinson souligne les implications potentielles de cette recherche pour la vérification d'âge et d'autres applications faisant autorité.