L'Australie crée un conseil d'examen des incidents de cybersécurité inspiré d'une initiative américaine
L'Australie lance un Conseil d'examen des incidents de cybersécurité pour analyser les cyberattaques importantes visant le gouvernement et l'industrie. Cette initiative, calquée sur le Cyber Safety Review Board des États-Unis, vise à identifier les vulnérabilités systémiques et à améliorer la résilience cybernétique nationale.
L'Australie a annoncé la création d'un Conseil d'examen des incidents de cybersécurité (Cyber Incident Review Board) chargé de mener des examens indépendants post-incident des cyberattaques majeures. Cette initiative s'inspire de programmes similaires dans d'autres juridictions, en se concentrant sur les leçons systémiques apprises plutôt que sur l'attribution de responsabilités.
### Composition et objectifs du Conseil
Le conseil, annoncé par le ministre des Affaires intérieures et de la Cybersécurité australien, **Tony Burke**, sera composé de sept membres, dont une majorité de femmes – un changement notable dans un domaine largement dominé par les hommes. **Narelle Devine**, Directrice générale de la sécurité de l'information chez **Telstra**, présidera le conseil. Les autres membres proviennent de **Boeing Australia**, **NBN Co**, de l'**Université de Nouvelle-Galles du Sud**, du cabinet d'avocats **Allens**, de **Toll Group** et de **SA Power Networks**.
Burke a déclaré : « Nous savons que les cyberattaques sont constantes. Cela garantit que nous apprenons de chaque attaque et que nous continuons à renforcer notre résilience. »
### Contexte et motivation
La formation de ce conseil fait suite à une série de cyberattaques de grande ampleur en Australie, notamment des incidents ayant affecté **Medibank** et **Optus**. Ces violations ont souligné la nécessité de renforcer les défenses cybernétiques nationales.
### Modèle et différences avec le Cyber Safety Review Board des États-Unis
Le conseil australien est calqué sur le Cyber Safety Review Board établi par l'administration Biden en 2022. Cependant, le conseil australien a une composition plus restreinte, principalement issue des industries d'infrastructure critique.
Le conseil américain, avant d'être dissous par l'administration Trump, a produit trois rapports. Un rapport notable a critiqué **Microsoft** pour des défaillances de sécurité qui ont permis à des pirates informatiques liés à l'État chinois d'accéder aux comptes de messagerie de hauts responsables du gouvernement américain. Suite à ce rapport, le PDG de **Microsoft**, **Satya Nadella**, a souligné la priorité accordée à la sécurité dans toute l'entreprise.
Le conseil américain a également examiné la **vulnérabilité Log4j** et le **groupe de pirates Lapsus$**, bien que ces examens aient eu moins d'impact selon certains analystes.
Une différence clé est que le conseil australien a le pouvoir de contraindre les entités à fournir des informations, contrairement à son homologue américain qui reposait sur la coopération volontaire.
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