WhatsApp accuse NSO Group de desacato, allègue de nouvelles attaques de logiciels espions
WhatsApp a déposé une requête en desacato à l'encontre de NSO Group, accusant le fabricant controversé de logiciels espions de violer une injonction judiciaire permanente. La plateforme de messagerie détenue par Meta allègue que NSO Group a déployé de nouvelles attaques de spear-phishing contre ses utilisateurs, malgré une ordonnance judiciaire antérieure interdisant de telles actions.
# WhatsApp accuse NSO Group de desacato, allègue de nouvelles attaques de logiciels espions
**WhatsApp** a déposé une requête en desacato à l'encontre de **NSO Group**, accusant le fabricant controversé de logiciels espions de violer une injonction judiciaire permanente. La plateforme de messagerie détenue par **Meta** allègue que **NSO Group** a déployé de nouvelles attaques de spear-phishing contre ses utilisateurs, malgré une ordonnance judiciaire antérieure interdisant de telles actions.
## Le dépôt pour desacato fait suite à la détection de spear-phishing
Lundi, **WhatsApp** a officiellement accusé **NSO Group** de déployer des attaques de spear-phishing contre ses utilisateurs. Cette action contrevient directement à une ordonnance judiciaire d'octobre qui interdisait explicitement à l'entreprise d'utiliser l'application de messagerie comme vecteur d'attaque. La plateforme détenue par **Meta** a détecté ces nouvelles attaques après que des utilisateurs ont signalé une activité suspecte, comme détaillé dans un [article de blog de Meta](https://about.fb.com/news/2026/06/fighting-spyware-an-update-from-whatsapp/).
**WhatsApp** demande désormais une ordonnance de desacato fédérale contre **NSO Group**, invoquant la violation de l'injonction permanente. **NSO Group** a un long historique d'abus présumés de logiciels espions à l'échelle mondiale, souvent impliqué dans la surveillance d'activistes des droits humains, de journalistes et d'autres membres de la société civile.
## Un historique de batailles juridiques
Ce dernier développement fait suite à un procès réussi intenté par **WhatsApp** contre **NSO Group**. Cette affaire découlait du ciblage d'environ 1 400 utilisateurs de **WhatsApp** en 2019 par des attaques zero-click. En mai, un jury avait initialement accordé à **WhatsApp** 167 millions de dollars, bien que ce montant ait été ultérieurement réduit à 4,4 millions de dollars par le juge fédéral supervisant la procédure.
L'injonction permanente, délivrée par le juge en octobre, a rencontré une forte opposition de la part de **NSO Group**. L'entreprise a fait valoir que l'ordonnance pourrait « mettre l'ensemble de l'entreprise de NSO en péril » et potentiellement « forcer NSO à cesser ses activités ». La demande ultérieure de **NSO Group** de suspendre l'ordonnance, qui a été rejetée, prétendait en outre des « préjudices irréparables, potentiellement existentiels » s'ils n'étaient pas en mesure de lancer des attaques via **WhatsApp**.
**NSO Group** a également soutenu que l'injonction sape la sécurité publique en entravant les opérations des forces de l'ordre, du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. En novembre, **NSO Group** a déposé un appel pour annuler l'injonction permanente, un processus qui est toujours en cours.
## Nouveaux vecteurs d'attaque et vigilance des utilisateurs
**WhatsApp** rapporte que les dernières attaques ont utilisé des techniques d'ingénierie sociale. Ces méthodes visaient à « inciter les gens à cliquer sur des liens malveillants pour les diriger vers des sites Web externes en dehors de WhatsApp », faisant écho à des campagnes de phishing en 1 clic précédemment documentées liées à **NSO Group**. L'application de messagerie a également confirmé que **NSO Group** avait créé des comptes et des groupes de test, que **WhatsApp** a depuis supprimés.
Un porte-parole de **NSO Group** n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant les nouvelles allégations.
**WhatsApp** a souligné la gravité de la situation, déclarant : « L'année dernière, WhatsApp a marqué l'histoire en obtenant un verdict historique et une injonction permanente interdisant à **NSO Group** — une société de logiciels espions mise sur liste noire pour des actions contraires à la sécurité nationale américaine — de cibler WhatsApp et ses utilisateurs à jamais. » L'entreprise a en outre cité la position sans équivoque du tribunal : « **NSO Group** a violé les lois fédérales et étatiques contre le hacking. »
Maintenant, **WhatsApp** demande au tribunal de déclarer **NSO Group** en desacato de cette même ordonnance. La plateforme a également partagé des indicateurs de menace associés aux méthodes présumées de la société de logiciels espions et exhorte le public à vérifier un éventuel ciblage par des tactiques d'ingénierie sociale liées à **NSO Group** sur diverses plateformes, y compris les messages texte et les e-mails.
Des rapports récents indiquent que **NSO Group** a été acquis par un groupe d'investisseurs américains l'année dernière, avec l'intention d'entrer sur le marché américain.